Aller au contenu
ZakafounaZakafounaAI
Bibliothèque

Acteurs

Kaïs Saïed

Professeur de droit constitutionnel élu en 2019 hors des partis, réélu en 2024. Le personnage central de la séquence politique actuelle.

Fiche mise à jour le 1 juillet 2026

Parcours

Universitaire spécialiste de droit constitutionnel, longtemps commentateur juridique à la télévision, sans parti et sans machine électorale. Il est élu président en octobre 2019 avec environ 72 % au second tour, porté par un vote massif des jeunes et par le rejet des partis établis. Sa campagne, sans financement notable ni meetings classiques, reste un cas d'étude.

Sa doctrine politique

Il défend une « construction par la base » : conseils locaux élus, mandat impératif et révocable, transmission ascendante vers le sommet. Dans cette vision, les partis politiques et les corps intermédiaires sont des écrans entre le peuple et la décision plutôt que des relais légitimes.

Il place aussi la lutte contre la corruption et la « spéculation » au centre de son discours, avec l'idée que les blocages du pays relèvent moins de contraintes économiques que de réseaux d'intérêts.

Pourquoi certains le soutiennent

Les arguments de ses partisans, présentés tels qu'ils les formulent : - Il a mis fin à un système parlementaire perçu comme paralysé, coûteux et déconnecté. - Sa probité personnelle et son mode de vie modeste tranchent avec l'image de la classe politique post-2011. - Il refuse les conditionnalités du FMI qu'ils jugent socialement destructrices, et assume une ligne de souveraineté. - Il exprime un ras-le-bol réel d'une population qui n'a pas vu la démocratie améliorer son quotidien.

Pourquoi certains le critiquent

Les arguments de ses opposants, présentés tels qu'ils les formulent : - La concentration des pouvoirs entre ses mains prive le pays de contre-pouvoirs, sans qu'aucune juridiction ne puisse arbitrer. - Les poursuites visant des opposants, des avocats, des journalistes et des syndicalistes, ainsi que les révocations de magistrats, sont documentées par des ONG nationales et internationales. - Les taux de participation très faibles depuis 2022 fragilisent la légitimité pratique des institutions issues des scrutins. - Le diagnostic anticorruption n'a pas produit d'amélioration mesurable des indicateurs économiques.

Ce que les deux camps évitent

Les partisans expliquent rarement quels verrous institutionnels empêcheraient un futur président d'utiliser les mêmes pouvoirs à d'autres fins.

Les opposants expliquent rarement pourquoi le système de 2014, qu'ils défendent, n'a produit ni Cour constitutionnelle, ni réforme des subventions, ni baisse du chômage en dix ans — et pourquoi ils ont été aussi largement désavoués dans les urnes en 2019.

En discuter avec Zakafouna

Dans la même catégorie